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Conformité facture électronique : le guide complet pour être prêt avant le 1er septembre 2026

Sommaire

    Résumé de l'article

     

    • Quatre piliers : une facture électronique conforme garantit l'authenticité de l'émetteur, l'intégrité du contenu, la lisibilité dans le temps et la présence de toutes les mentions obligatoires.
    • Calendrier en deux temps : toutes les entreprises doivent recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026 ; les PME et micro-entreprises ont jusqu'au 1er septembre 2027 pour émettre.
    • Trois formats acceptés : Factur-X (le plus accessible pour les TPE/PME), UBL et CII (XML structuré), plus l'EDI fiscal sous conditions. Un simple PDF par e-mail n'est pas conforme.
    • Sanctions concrètes : 15 € par facture non conforme, plafonnés à 15 000 € par an, auxquels s'ajoutent le risque de rejet de TVA et les retards de paiement liés aux factures rejetées.
    • 5 étapes pour agir : auditer vos flux, rédiger un cahier des charges, choisir votre plateforme (PPF, PA ou OD), tester en conditions réelles et former vos équipes avant l'échéance.


    Qu'est-ce qu'une facture électronique conforme en 2026 ?

    Les 4 piliers réglementaires de la conformité

    Une facture électronique conforme repose sur quatre exigences posées par l'article 289 du Code général des impôts (CGI). Chacune doit être respectée simultanément.

     

    Authenticité de l'origine : l'identité de l'émetteur de la facture doit être garantie. Trois moyens sont acceptés : la signature électronique qualifiée, le cachet électronique qualifié (cachet serveur) ou la piste d'audit fiable (PAF).

     

    Intégrité du contenu : aucune donnée de la facture ne peut être modifiée entre son émission et la fin de sa durée de conservation. Le format structuré et le transit via une plateforme agréée assurent cette intégrité.

     

    Lisibilité dans le temps : la facture doit rester lisible et accessible pendant 6 ans au plan fiscal et 10 ans au plan commercial. Un format propriétaire illisible dans cinq ans ne remplit pas ce critère.

     

    Mentions obligatoires complètes : toutes les mentions légales, y compris les nouvelles exigées par la réforme, doivent figurer sur le document. Pour rappel, les mentions obligatoires sur une facture couvrent un périmètre plus large que ce que beaucoup d'entrepreneurs imaginent.

     

    Bon à savoir : ces quatre piliers ne sont pas nouveaux. Ils existaient déjà dans le CGI. La réforme de la facturation électronique les rend simplement vérifiables de manière automatisée grâce aux formats structurés et au transit par des plateformes certifiées.

    Facture électronique ≠ PDF envoyé par e-mail

    Un PDF créé sur Word et envoyé par e-mail n'est pas une facture électronique conforme au sens de la réforme. Même un PDF généré par un logiciel de facturation ne suffit pas s'il n'est pas transmis via une plateforme agréée (PPF ou PA). La fin des factures en PDF avec la facturation électronique est une réalité que beaucoup d'entreprises tardent encore à intégrer.

     

    La distinction est claire :

     

    • Facture dématérialisée : un scan ou un PDF non structuré, envoyé par e-mail. Ce n'est pas conforme.
    • Facture électronique : un document dans un format structuré ou hybride (Factur-X, UBL, CII), émis et reçu via une plateforme agréée. C'est la seule option conforme.

     

    ⚠️ Attention : à partir du 1er septembre 2026, recevoir une facture par simple e-mail ne vaudra plus réception conforme pour les opérations B2B domestiques.

    Quel calendrier respecter pour la facturation électronique obligatoire ?

    Réception obligatoire pour toutes les entreprises au 1er septembre 2026

    Le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA et établies en France doivent être capables de recevoir des factures électroniques. Aucune distinction de taille : que vous soyez auto-entrepreneur, TPE de 3 salariés ou ETI de 800 personnes, l'obligation est la même.

     

    Concrètement, vous devez être connecté au Portail Public de Facturation (PPF) ou à une Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP) (maintenant appelé plateforme agréée de facturation électronique PA) avant cette date. Sans connexion, vos fournisseurs ne pourront pas vous transmettre leurs factures conformes, et vous ne pourrez pas les comptabiliser. Pour savoir précisément si vous êtes dans le périmètre, vous pouvez vérifier votre éligibilité à la facturation électronique en 2 clics.

    Émission obligatoire : un déploiement progressif

    L'obligation d'émettre des factures électroniques suit un calendrier progressif selon la taille de l'entreprise, défini par le décret du 16 mai 2023.

    Taille d'entreprise Réception obligatoire Émission obligatoire E-reporting obligatoire
    Grandes entreprises (> 5 000 salariés ou CA > 1,5 Md €) 1er septembre 2026 1er septembre 2026 1er septembre 2026
    ETI (250-4 999 salariés ou CA ≤ 1,5 Md €) 1er septembre 2026 1er septembre 2026 1er septembre 2026
    PME (10-249 salariés ou CA ≤ 50 M €) 1er septembre 2026 1er septembre 2027 1er septembre 2027
    Micro-entreprises (< 10 salariés et CA ≤ 2 M €) 1er septembre 2026 1er septembre 2027 1er septembre 2027

    Pour savoir dans quelle catégorie vous vous situez, trois critères sont pris en compte : l'effectif, le chiffre d'affaires et le total du bilan. Il suffit de dépasser deux de ces trois seuils pour changer de catégorie. Le calendrier de la facturation électronique détaille l'ensemble des dates clés à ne pas manquer selon votre profil.

    E-reporting : une obligation complémentaire à ne pas oublier

    L'e-reporting (transmission de données de transaction) concerne les opérations qui ne relèvent pas du e-invoicing : ventes B2C, transactions avec des entreprises étrangères et opérations avec des non-assujettis à la TVA. Pour bien comprendre les différences entre e-invoicing et e-reporting et identifier ce qui vous concerne, il est utile de distinguer clairement ces deux obligations.

    Le calendrier est identique à celui de l'émission : grandes entreprises et ETI dès le 1er septembre 2026, PME et micro-entreprises au 1er septembre 2027. L'objectif pour l'administration fiscale est double : pré-remplir les déclarations de TVA et renforcer la lutte contre la fraude.

    Champ d'application géographique

    La facturation électronique obligatoire (e-invoicing) s'applique aux opérations B2B domestiques entre assujettis à la TVA établis en France métropolitaine et dans les DROM soumis à la TVA.

    Bon à savoir : la Guyane, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie ne sont pas dans le champ de la TVA française. Les opérations avec ces territoires relèvent de l'e-reporting, pas du e-invoicing. Les opérations exonérées de TVA (article 261 du CGI) restent dans le périmètre sous certaines conditions.

    Quelles mentions obligatoires sur une facture électronique conforme ?

    Les mentions classiques maintenues

    Toutes les mentions déjà obligatoires sur une facture restent en vigueur :

    • Dénomination sociale, adresse et numéro SIREN de l'émetteur
    • Dénomination sociale et adresse du destinataire
    • Date d'émission et numéro de facture (séquence chronologique continue)
    • Date de livraison ou d'exécution de la prestation
    • Désignation des produits ou services, quantités, prix unitaire HT
    • Taux de TVA applicable, montant de TVA et montant TTC
    • Conditions de règlement et pénalités de retard

    Les nouvelles mentions imposées par la réforme

    La réforme ajoute plusieurs mentions qui deviennent obligatoires sur chaque facture électronique. Ces nouvelles exigences de la facture électronique 2026 modifient concrètement la structure de vos documents :

    • Numéro SIREN du client (obligatoire pour toute transaction B2B)
    • Adresse de livraison si elle diffère de l'adresse de facturation
    • Nature de l'opération : livraison de biens, prestation de services ou opération mixte
    • Mention « TVA sur les débits » si l'entreprise a opté pour ce régime
    • Référence du bon de commande lorsqu'il en existe un
    Nouveautés 2026 : le numéro SIREN du client et la catégorisation de la nature de l'opération sont les deux mentions les plus souvent oubliées lors des premiers tests. Vérifiez dès maintenant que votre outil de facturation les intègre automatiquement.

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    En savoir plus

    Quels formats techniques sont acceptés pour être conforme ?

    Les 3 formats conformes : Factur-X, UBL (XML) et CII (XML)

    La réforme accepte trois formats de facture électronique, plus un format historique maintenu sous conditions. Une présentation détaillée des formats UBL, CII et Factur-X permet de comprendre les spécificités techniques de chacun avant de faire votre choix.

    Factur-X est un format hybride : il combine un PDF lisible par un humain et un fichier XML structuré intégré. C'est le format le plus adapté à la transition pour les TPE et PME, car il reste visuellement identique à une facture classique tout en embarquant les données structurées nécessaires au traitement automatisé.

    UBL et CII sont des formats XML purement structurés. Ils ne produisent pas de document lisible « à l'œil nu » sans outil de lecture, mais ils sont parfaitement adaptés aux flux automatisés entre ERP et systèmes comptables.

    L'EDI fiscal reste accepté pour les entreprises déjà équipées, à condition de respecter les spécifications de conformité mises à jour. Pour en savoir plus sur ce format historique, la facturation EDI fait l'objet d'un cadre réglementaire spécifique qu'il convient de maîtriser.

    Tableau comparatif des formats

    Format Lisibilité humaine Traitement automatisé Compatibilité PPF/PA Profil recommandé
    PDF simple (e-mail) ✅ Oui ❌ Non ❌ Non conforme Aucun (non conforme)
    Factur-X ✅ Oui (PDF + XML) ✅ Oui ✅ Oui TPE, PME, indépendants
    UBL (XML) ❌ Non (XML brut) ✅ Oui ✅ Oui PME, ETI avec ERP
    CII (XML) ❌ Non (XML brut) ✅ Oui ✅ Oui ETI, grands groupes
    EDI fiscal ❌ Non ✅ Oui ✅ Sous conditions Entreprises déjà en EDI

    Pour une TPE ou un indépendant, Factur-X est le choix le plus simple : vous conservez un document visuel classique, et votre plateforme gère la couche structurée en arrière-plan.

    PPF, PA, OD : quelle plateforme choisir pour émettre et recevoir ?

    Le Portail Public de Facturation (PPF)

    Le PPF est la plateforme gratuite mise en place par l'État. Son rôle principal est de servir d'annuaire centralisé (chaque entreprise y est référencée) et de concentrateur pour la transmission des données à l'administration fiscale.

    Le PPF permet aussi de recevoir et d'émettre des factures électroniques, mais avec des fonctionnalités basiques. Il n'y a pas d'intégration comptable avancée, pas de rapprochement automatique avec vos paiements, pas de tableau de bord de suivi.

    Les Plateformes AGRéées de facturation électroniques (PA)

    Les PA sont des plateformes privées immatriculées par la DGFIP. Elles remplissent les mêmes fonctions que le PPF (émission, réception, transmission à l'administration) et ajoutent des services à valeur ajoutée : intégration avec votre logiciel de comptabilité, rapprochement automatique factures-paiements, archivage légal, tableaux de bord de suivi. Pour comparer les solutions disponibles, le top des meilleures plateformes agréées de facturation électronique recense les acteurs immatriculés par la DGFIP.

    Le choix d'une PA repose sur trois critères : l'interopérabilité avec les autres plateformes, l'immatriculation DGFIP (vérifiable sur impots.gouv.fr) et la compatibilité avec votre outil de gestion actuel.

    Les Opérateurs de Dématérialisation (OD)

    Les OD sont des intermédiaires techniques. Ils transmettent vos factures vers une PA ou le PPF, mais ne sont pas eux-mêmes immatriculés par la DGFIP. Votre entreprise reste donc responsable de la conformité des factures transmises.

    Les OD sont utiles si vous souhaitez conserver votre outil de facturation actuel et simplement le raccorder au circuit de la réforme via un tiers technique. Pour bien saisir ce que ces distinctions impliquent concrètement, l'article sur PA, PA et SC : ce que les entrepreneurs doivent retenir clarifie les rôles de chaque acteur.

    Comment choisir entre PPF, PA et OD ?

    Le choix dépend de trois variables : votre volume de factures, votre besoin d'automatisation et votre budget.

    Critère PPF PA OD
    Coût Gratuit Variable (abonnement ou coût/facture) Variable
    Immatriculation DGFIP ✅ Oui (État) ✅ Oui ❌ Non
    Services à valeur ajoutée ❌ Basiques ✅ Avancés ❌ Dépend de l'outil
    Intégration comptable/ERP ❌ Limitée ✅ Oui ❌ Via la PA de transit
    Archivage légal intégré ✅ Basique ✅ Complet ❌ Non garanti
    Profil adapté TPE < 50 factures/mois TPE, PME, ETI tous volumes Entreprises avec outil existant

    En résumé simplifié : si vous émettez moins de 50 factures par mois et n'avez pas besoin d'intégration comptable, le PPF peut suffire. Si vous cherchez l'automatisation et la connexion avec votre comptabilité, une PA est le meilleur choix. Si vous tenez à votre outil actuel, un OD fait le lien, mais vous restez garant de la conformité. Notre guide pour choisir sa plateforme de facturation électronique vous aide à trancher selon votre situation.

    Tiime est Plateforme Agréée de facturation électronique certifiée par l'État. L'outil intègre nativement la facturation électronique conforme et la connexion aux plateformes agréées, ce qui permet aux TPE et PME de gérer l'émission, la réception et l'archivage de leurs factures depuis un seul outil, gratuitement.

    Quels risques en cas de non-conformité de vos factures électroniques ?

    Sanctions financières

    L'amende prévue est de 15 € par facture comportant des mentions manquantes ou erronées. Un plafond de 15 000 € par an et par entreprise s'applique. Le détail des sanctions pour une facture non conforme mérite d'être connu avant que le premier contrôle ne survienne.

    Cas pratique : une PME de 15 salariés émet 200 factures par mois. Une erreur récurrente (numéro SIREN client absent) affecte toutes ses factures. Le calcul : 200 factures × 12 mois × 15 € = 36 000 € de risque annuel. Le plafond ramène la sanction à 15 000 €, mais ce montant dépasse largement le coût d'un outil de facturation conforme ou d'une mise à jour de vos processus. Et l'amende se renouvelle chaque année tant que l'erreur persiste.

    Risques fiscaux

    Au-delà de l'amende, une facture non conforme reçue peut entraîner le rejet de la déduction de TVA par l'administration fiscale. Si vous recevez des factures de fournisseurs qui ne respectent pas les mentions obligatoires, c'est votre droit à déduction qui est remis en cause.

    L'absence de piste d'audit fiable (PAF) est aussi un signal d'alerte lors d'un contrôle fiscal. L'administration peut alors procéder à un redressement sur l'ensemble des factures non conformes de la période contrôlée, soit potentiellement plusieurs exercices. Les enjeux de la facturation électronique pour la DGFIP illustrent l'ampleur du contrôle fiscal que cette réforme rend possible.

    Risques opérationnels et commerciaux

    Une facture rejetée par la plateforme (mentions incomplètes, format non conforme) n'est tout simplement pas transmise au destinataire. Le paiement est différé tant que la facture n'est pas corrigée et retransmise. Sur un volume important, l'impact sur votre trésorerie peut être significatif.

    Côté relation commerciale, un client qui ne peut pas comptabiliser votre facture ne la paie pas. Les relances s'accumulent, la confiance s'érode. Dans les cas les plus graves (manquements répétés, intention frauduleuse), la responsabilité pénale du dirigeant peut être engagée.

    Comment se mettre en conformité en 5 étapes concrètes ?

    Voici les grandes étapes pour préparer votre mise en conformité. La facturation électronique en 5 étapes offre un parcours structuré pour ne rien oublier :

    • Faire le point sur vos flux de facturation existants
    • Définir vos besoins techniques et fonctionnels
    • Choisir et raccorder votre plateforme
    • Valider le circuit avec des factures tests
    • Accompagner vos équipes et prévenir vos partenaires

    Étape 1 - Auditer vos processus de facturation actuels

    Commencez par dresser un état des lieux :

    • Modes d'émission actuels : facturez-vous en papier, en PDF par e-mail, via un logiciel de facturation, un ERP ?
    • Modes de réception : comment recevez-vous les factures de vos fournisseurs ?
    • Volumes mensuels : combien de factures émettez-vous et recevez-vous chaque mois ?
    • Compatibilité logicielle : votre outil actuel peut-il gérer les formats Factur-X, UBL ou CII ? Est-il connectable à une PA ou au PPF ?

    Cet audit prend quelques heures, mais il conditionne toutes les décisions suivantes. Si vous utilisez encore Excel pour facturer, sachez que facturer sur Excel ou Word comporte des risques qui deviennent incompatibles avec les exigences de la réforme.

    Étape 2 - Rédiger un cahier des charges pour choisir votre plateforme

    Avant de comparer les solutions, formalisez vos besoins selon trois axes :

    • Critères fonctionnels : formats supportés, intégration avec votre logiciel de comptabilité ou de gestion, archivage légal intégré, gestion de l'e-reporting
    • Critères techniques : interopérabilité avec les autres PA et le PPF, disponibilité du service (SLA), sécurité et hébergement des données
    • Critères économiques : modèle tarifaire (abonnement, coût par facture, frais d'installation), coûts cachés éventuels (formation, migration des données)

    Pour les TPE qui cherchent à se préparer sans se perdre dans la complexité technique, le guide comment se préparer à la facture électronique en TPE/PME propose une approche progressive et adaptée aux petites structures.

    Étape 3 - Sélectionner et connecter votre PA ou OD

    Une fois votre cahier des charges prêt :

    • Vérifiez l'immatriculation DGFIP de la PA sur la liste officielle publiée sur impots.gouv.fr
    • Testez la connexion avec votre outil de gestion existant (API, import/export, synchronisation automatique)
    • Paramétrez les flux : émission de factures, réception, transmission des données d'e-reporting

    La liste des plateformes agréées de facturation électronique vous permet de vérifier rapidement quelles solutions sont officiellement immatriculées par la DGFIP.

    Les utilisateurs de Tiime bénéficient d'une mise en conformité automatique : formats structurés, mentions obligatoires pré-remplies et transmission directe via Plateforme Agréée, sans paramétrage technique.

    Étape 4 - Tester en conditions réelles avant l'échéance

    Ne passez pas en production sans phase de test. Émettez des factures tests vers un fournisseur ou un client pilote volontaire. Vérifiez :

    • La conformité des mentions (SIREN client, nature de l'opération, adresse de livraison)
    • Le format de sortie (Factur-X, UBL ou CII selon votre choix)
    • Le circuit complet de transmission (émission → plateforme → réception par le destinataire)
    • L'intégration comptable côté réception (la facture reçue s'importe-t-elle correctement ?)

    Prévoyez cette phase au moins deux mois avant l'échéance du 1er septembre 2026. Pour visualiser l'ensemble du processus, le schéma de la facturation électronique illustre chaque étape du circuit, de l'émission à la réception.

    Étape 5 - Former les équipes et informer vos partenaires

    La conformité ne repose pas uniquement sur l'outil. Vos équipes doivent maîtriser les nouveaux processus :

    • Formation interne : les équipes comptables et commerciales doivent savoir émettre, recevoir et traiter une facture électronique via la nouvelle plateforme
    • Communication externe : informez vos clients et fournisseurs du nouveau circuit de facturation (adresse de réception sur la PA, format utilisé)
    • Mise à jour documentaire : actualisez vos CGV, vos conditions de facturation et vos modèles de factures

    La question de la formation à la facturation électronique se pose concrètement pour de nombreux dirigeants : est-ce une obligation légale ou simplement une bonne pratique ?

    Piste d'audit fiable (PAF) : votre filet de sécurité en cas de contrôle

    Qu'est-ce que la piste d'audit fiable ?

    La piste d'audit fiable (PAF) est une procédure documentée qui relie chaque facture à la livraison ou à la prestation correspondante. Elle est prévue par l'article 289 VII du CGI et existe depuis plusieurs années, mais la réforme de la facturation électronique renforce son importance.

    La PAF est l'une des trois méthodes acceptées pour garantir l'authenticité de l'origine et l'intégrité du contenu d'une facture, aux côtés de la signature électronique qualifiée et de l'EDI fiscal. Si vous n'utilisez ni signature qualifiée ni EDI, la PAF est votre obligation par défaut. La notion de valeur probante de vos documents est directement liée à la qualité de votre piste d'audit.

    Comment mettre en place une PAF opérationnelle ?

    La mise en place d'une PAF repose sur trois actions concrètes :

    • Documenter le circuit : formalisez par écrit le chemin de chaque transaction, du bon de commande au paiement, en passant par le bon de livraison et la facture. Chaque étape doit être traçable.
    • Conserver les pièces justificatives : bons de commande, bons de livraison, factures, preuves de paiement. Durée minimale : 6 ans au plan fiscal, 10 ans recommandés au plan commercial.
    • Formaliser et mettre à jour : rédigez une procédure écrite, datée, et révisez-la au moins une fois par an. En cas de contrôle fiscal, c'est ce document que l'administration demandera en premier.

    Les règles d'archivage des factures électroniques évoluent avec la réforme : certaines plateformes automatisent désormais une partie de cette conservation.

    Checklist PAF :

    • Procédure écrite et datée
    • Circuit documenté (commande → livraison → facture → paiement)
    • Pièces justificatives conservées 6 à 10 ans
    • Révision annuelle de la procédure

     

    FAQ - Conformité facture électronique

    Oui. Toute entreprise assujettie à la TVA est concernée. Dès le 1er septembre 2026, vous devez être capable de recevoir des factures électroniques. L'obligation d'émettre des factures électroniques s'appliquera aux micro-entreprises à partir du 1er septembre 2027. L'article dédié à la facturation électronique pour les auto-entrepreneurs  détaille les obligations spécifiques à ce statut.

     

    L'amende est de 15 € par facture comportant des mentions manquantes ou erronées, avec un plafond de 15 000 € par an et par entreprise. En cas de manquements graves ou répétés, la responsabilité pénale du dirigeant peut être engagée.

     

    Non. Un PDF envoyé par e-mail n'est pas conforme à la réforme. La facture doit être émise et transmise via une plateforme agréée (PPF ou PA) dans un format structuré ou hybride : Factur-X, UBL, CII ou EDI fiscal.

     

    Le PPF est la plateforme gratuite de l'État, avec des fonctionnalités de base (annuaire, réception). Une PA est une plateforme privée immatriculée par la DGFIP, avec des services avancés : intégration comptable, rapprochement automatique, archivage légal. Le choix dépend de votre volume de factures et de votre besoin d'automatisation.

     

    Non, Factur-X n'est pas le seul format accepté. Les formats UBL, CII (XML structuré) et l'EDI fiscal sont également conformes. Factur-X est cependant le format le plus accessible pour les TPE et PME, car il combine un PDF lisible et des données structurées.

     

    La PAF est une procédure documentée qui relie chaque facture à l'opération commerciale correspondante (bon de commande, livraison, paiement). Elle est obligatoire pour toute entreprise qui ne recourt pas à la signature électronique qualifiée ou à l'EDI fiscal pour garantir l'authenticité et l'intégrité de ses factures.

     

    Une facture rejetée (mentions incomplètes, format non conforme) n'est pas transmise au destinataire. Le paiement est différé tant que la facture n'est pas corrigée et retransmise. Cela impacte directement votre trésorerie et peut dégrader votre relation commerciale. La gestion des factures fournisseurs doit intégrer ces nouveaux risques de rejet dans vos processus internes.

     

    Non, la facturation électronique obligatoire (e-invoicing) concerne uniquement les opérations B2B domestiques entre assujettis à la TVA établis en France. Les transactions internationales (B2B export, B2C) sont soumises à l'obligation d'e-reporting : vous devez transmettre les données de ces transactions à l'administration fiscale. Pour les opérations avec des clients étrangers, les règles de facturation TVA pour un client à l'étranger restent un sujet distinct à maîtriser.

     

    La durée minimale de conservation est de 6 ans au plan fiscal (à compter de la dernière opération mentionnée) et de 10 ans au plan commercial. Vos factures électroniques doivent rester lisibles et accessibles pendant toute cette durée. Les règles de conservation des documents comptables s'appliquent pleinement aux factures électroniques.

     

    Vérifiez trois points :

    (1) votre outil peut-il émettre dans un format conforme (Factur-X, UBL, CII) ?

    (2) Est-il connecté ou connectable à une PA immatriculée ou au PPF ?

    (3) Gère-t-il les nouvelles mentions obligatoires (SIREN client, nature de l'opération) ?

    Si l'un de ces critères n'est pas rempli, un changement ou une mise à jour s'impose avant le 1er septembre 2026. Le comparatif du meilleur logiciel de facturation électronique peut vous aider à identifier une solution adaptée à votre taille et votre secteur.

     

     

    Sources & Références

    Service-Public : Facturation électronique : une obligation pour les entreprises à compter de 2026

    Impots.gouv.fr : Facturation électronique entre entreprises

    Legifrance : Décret n° 2023-377 du 16 mai 2023 relatif à la facturation électronique

     

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