Blog Facturation électronique Refuser une facture électronique : les risques à ...

Pourquoi éviter de refuser une facture électronique en général ?

Sommaire

    Résumé de l'article

    • La réforme de la facturation électronique apporte un cadre strict tant pour créer des factures que pour les transmettre, avec l’utilisation incontournable d'une plateforme agréée pour toute entreprise.
    • Cette réglementation sur la dématérialisation obligatoire de la facturation prévoit de suivre la vie de la facture de son émission à son paiement, étape par étape. Les clients, les fournisseurs et parfois l’administration recevront donc des informations sur l’état de la facture, grâce à un processus appelé « statut de facture ».
    • Refuser une facture peut sembler naturel ? C’était avant la facturation électronique. Désormais, même si le statut « refusée » existe, mieux vaut ne pas s’en servir, ou seulement pour des cas extrêmes.
    • Toutes les recommandations insistent sur le fait d’utiliser plutôt la notion de « litige » ou « suspendue », moins contraignante pour finaliser l’opération.
    • Attention, les plateformes agréées n’ont pas l’obligation de gérer les statuts facultatifs comme « litige ». C’est un point à examiner au moment de votre choix. Tiime a décidé d’inclure cette option « litige » dans sa PA.


    Refuser une facture électronique : un des statuts obligatoires

    La réforme de la facturation électronique (dite RFE) apporte de nouvelles obligations dans toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA, micro-entreprises incluses. Le contenu et la forme d’une facture électronique respectent des normes précises. Sa circulation et même toute sa vie, jusqu’à son archivage, entrent dans un schéma bien cadré.

    Qu’est-ce qu’une facture électronique ?

    La RFE impose la dématérialisation des factures aux entreprises privées et publiques. Pour leurs clients professionnels assujettis à la TVA et situés en France, elles doivent émettre des factures électroniques. L’obligation intervient selon un calendrier par étape. Il dépend de la taille de la structure qui émet la facturation (micro-entreprises, PME. ETI et grandes entreprises).

     

    La notion de facture électronique signifie que la pièce est numérique à chaque étape de sa vie : émission, transmission, réception et archivage. Un tel document comporte obligatoirement des données structurées précises, afin que tout ordinateur puisse la lire aisément. En outre, certaines informations en sont extraites pour les transmettre à l’administration fiscale (DGFiP). C’est le processus e-invoicing.

     

    La pièce doit également respecter un des formats prévus par la réforme, soit CII, UBL ou Factur-X. L’avantage de Factur-X, système que nous privilégions chez Tiime, c’est le double format. Il comporte, en plus du fichier XML destiné aux logiciels informatiques, un PDF A/3, pour la lecture humaine.

     

    Enfin, seules des plateformes agréées par l'administration fiscale ont l’autorisation de transmettre ces factures du fournisseur au client. Elles prennent aussi en charge le dispositif e-invoicing expliqué précédemment.

    La plateforme pour la facturation électronique de Tiime figure sur cette liste officielle des PA. Nous vous rappelons que tout professionnel doit choisir une telle plateforme avant le 1er septembre 2026, sous peine de sanctions financières.

    Que signifient le cycle de vie et les statuts d’une facture électronique ?

    Une facture naît lors de sa création. Elle vit de nombreux jours et passe par plusieurs statuts durant ce cycle, jusqu’à son paiement complet et son archivage. La réforme fiscale de la facturation électronique parle de cycle de vie pour désigner toutes ces étapes. Elle prévoit des suivis de ces différentes phases par des indicateurs appelés statuts. Ce sont aussi les plateformes agréées qui gèrent ces statuts transmis tout au long de la vie des factures.

     

    De cette manière, le flux financier bénéficie d’un contrôle de bout en bout et le client comme le fournisseur peuvent consulter l’état d’avancement. Certains de ces statuts sont de nature obligatoires pour la RFE et font alors l’objet d’une transmission également à l’administration fiscale. Vous comprenez ainsi que le client qui vous dit avoir égaré la pièce devra trouver un autre motif pour repousser le paiement, par exemple.

     

    La norme XP Z12-012 de la commission facture électronique de l’AFNOR décrit ces statuts. Ce document est à destination des éditeurs de logiciels, dont notamment les plateformes agréées comme Tiime.

     


    Source : illustration du cycle de vie et des différents types de statuts, norme AFNOR XP Z12-012 2026-02, page 76

    Refuser une facture électronique : un des quatre statuts obligatoires pour l’administration fiscale

    Il existe des statuts relatifs à la transmission, au traitement, au paiement ainsi que pour compléter une information. Seuls quatre présentent un caractère obligatoire et doivent faire l’objet d’une transmission par les plateformes agréées au portail public de facturation (PPF). Les voici :

    • Statut « déposée » lorsque le fournisseur communique la pièce à sa plateforme agréée. Ce statut donne seulement cette information et ne garantit pas que les contrôles que la PA doit réaliser seront conformes.
    • Statut « rejetée » envoyé par la PA quand la facture pose problème sur le plan de la conformité technique avec la RFE. Par exemple, des mentions obligatoires manquent, le client facturé ne figure pas dans l’annuaire national du PPF, etc.
    • Statut « refusée » : cette information transmise du client au fournisseur correspond à un rejet commercial malgré une bonne conformité technique. Comme nous allons le détailler dans la suite de l’article, ce mode de contestation engendre des conséquences à mesurer avant de l’utiliser.
    • Statut « encaissée » pour informer sans délai de l’arrivée du paiement. Cette information sert notamment à la DGFiP pour le cas des opérations soumises à la TVA selon les encaissements.

    La facturation électronique simple et 100% gratuite

    Avec Tiime comme Plateforme Agréée, devenez conforme gratuitement pour recevoir et/ou émettre vos factures en 2026

    En savoir plus

    Quelles conséquences entraîne un statut « facture refusée » ?

    Si nous insistons sur le fait qu’il vaut mieux éviter de refuser une facture électronique, c’est bien à cause des conséquences d’un tel statut. Contrairement à avant, avec la RFE, le refus revient à supprimer purement et simplement la pièce en question.

    Vous avez l’obligation de fournir un motif de refus

    Avant tout, ce statut particulier que le client choisit d’utiliser pour exprimer son refus au fournisseur oblige à donner le motif avec un code précis. Cette disposition encadrée par la norme AFNOR XP Z12-012 exige de l’attention et une raison valable pour rejeter la pièce.

     

    Voici les deux catégories de motifs autorisés selon l’annexe A de la norme :

     

    • Le client facturé ne connaît pas ce vendeur ou n’a pas commandé le produit ou service mentionné.
    • La pièce ne respecte pas les conditions prévues au contrat commercial, ce qui rend impossible son traitement du fait d’une information manquante.

    Tableau des motifs de statuts filtré sur « refusée en BTB » (Annexe A de la norme XP Z12-012) :

    CODE MOTIF

    LIBELLÉ

    DESCRIPTION

    TX_TVA_ERR

    Taux de TVA erroné

    Le taux de TVA utilisé n'est pas celui qui aurait dû.

    MONTANTTOTAL_ERR

    Montant Total Erroné

    Un des montants totaux de la facture présente une erreur, par exemple le « Net à payer ».

    CALCUL_ERR

    Erreur de calcul de la facture

    Soit détectée au schematron, soit après (pour les lignes, ou arrondis non acceptés).

    NON_CONFORME

    Mention légale manquante

    Toute mention légale non contrôlée.

    DOUBLON

    Doublon (déjà émise/reçue)

    Facture en doublon (même numéro, même fournisseur, et même année de la date).

    DEST_ERR

    Erreur de destinataire

    L'entité juridique destinataire de la facture n'est pas la bonne (n° de SIREN du destinataire).

    Par exemple, en cas de multi-sociétés dans un groupe, il arrive que la société facturée ne soit pas celle qui aurait dû l'être.

    TRANSAC_INC

    Transaction inconnue

    La facture ne correspond pas à une livraison effectuée ou une prestation de service livrée.

    EMMET_INC

    Émetteur inconnu

    L'émetteur est inconnu du destinataire (antispam).

    CONTRAT_TERM

    Contrat terminé

    Contrat terminé, plus de facture possible.

    DOUBLE_FACT

    DOUBLE FACTURE

    Prestation ou livraison déjà facturée sur une autre facture.

    CMD_ERR

    N° de COMMANDE incorrect ou manquant

    N° de commande erroné, inexistant ou déjà facturé.

    Peut s’utiliser avec un statut REFUSÉE uniquement si l'ACHETEUR a fourni le numéro de commande AVANT LA FACTURATION.

    ADR_ERR

    L'adresse de facturation électronique erronée

    L'adresse de facturation électronique du destinataire (BT-49 ou BT-34) est absente ou erronée.

    REF_CT_ABSENT

    Référence contractuelle nécessaire pour traiter la facture manquante

    La référence exigée contractuellement est absente (liste à encadrer) et à identifier dans le CDV :

    BT-12 (N° de contrat), n° de BL (BT-16), Réf acheteur (BT-10), objet facturé (BT-18), référence projet (BT-11), facture antérieure (BG-3),


    Ces mêmes motifs sont tout à fait admis pour le statut de facture « en litige ». Mais, certains motifs possibles pour la facture en litige ne sont pas acceptés pour le statut « refusée ». C’est le cas, par exemple, pour une quantité facturée erronée ou un prix unitaire incorrect.

    La facture refusée n’existe plus pour l’entreprise émettrice

    Même si tous les motifs précédents sont admis pour rejeter une facture électronique, manipulez ce statut avec la plus grande précaution. En effet, cette information transmise à l’administration fiscale lui signifie que la pièce est purement et simplement annulée. La DGFiP supprime donc toutes les données relatives à la TVA collectée et à la TVA déductible, qu'elle avait reçues avec la facture électronique.

    Les spécialistes parlent d’ailleurs en cas de refus d’un statut terminal. Aucun point de retour n’existe. Par opposition, la notion de « litige » permet de continuer à faire vivre la facture en vue de la résolution du problème.

    Impossible de corriger une erreur de facturation en cas de refus

    Un tel statut « refus » entraîne donc la fin du cycle de vie de la facture, soit sa mort pure et simple. Vous ne pouvez alors pas la corriger en tant qu’émetteur, car juridiquement, elle n’existe plus.

    Les conséquences du refus par l’acheteur

    Si l’acheteur a enregistré cette facture dans sa comptabilité, il ne recevra jamais d’avoir pour cette pièce. De la même manière, le vendeur qui a émis cette facture et l’a comptabilisée doit aussi se débrouiller pour l’annuler dans ses comptes, sans pouvoir émettre une facture d’avoir en bonne et due forme. La mise en place d’un système d’avoirs internes s’impose alors pour régulariser la comptabilité.

    Quelles bonnes pratiques appliquer en cas de désaccord sur une facture ?

    Ce statut de refus est donc à manipuler avec précaution par l'acheteur qui reçoit une facture électronique qui ne lui convient pas. Même si les motifs sont cadrés, mieux vaut quand même éviter autant que possible de rejeter définitivement des factures.

    Réserver le refus de factures électroniques à des cas très précis

    Votre fournisseur s’est trompé sur la quantité facturée ? Ne vous précipitez pas en envoyant électroniquement un refus. Vous compliqueriez le processus, alors que vous souhaitez recevoir soit :

    • un avoir partiel pour la partie de la somme trop facturée ;
    • ou un avoir complet qui annule la pièce initiale, ainsi qu’une facture rectificative nouvelle pour les bons montants.

    Contentez-vous de rejeter de façon définitive ce document si vous ne connaissez pas le vendeur, ou s’il s’agit d’une transaction commerciale déjà facturée, par exemple.

    Utiliser les statuts facultatifs « en litige » ou « suspendue » pour poursuivre le cycle de vie sans problème

    Autant que possible, si votre plateforme agréée a décidé de gérer le statut facultatif « litige », privilégiez cette solution pour manifester votre désaccord. C’est en outre assez facile dans la mesure où tous les motifs du statut « refusée » sont acceptés également pour le statut « en litige ». De cette manière, il reste possible de résoudre le litige sans complication. Le vendeur émet un avoir que vous comptabilisez.

    Chez Tiime, nous avons choisi de proposer le statut facultatif « litige » sur notre plateforme agréée.

    Appeler son fournisseur comme autrefois en cas d’acceptation impossible

    Attention aux plateformes agréées qui ne gèrent pas les statuts facultatifs de ce type. Dans ce cas, vous pouvez toujours fonctionner comme autrefois, du temps où cette réforme n’existait pas.

    Échangez avec votre fournisseur sur la raison de votre désaccord. Ainsi, vous pouvez obtenir un avoir sur cette facture non conforme, sans refuser ou sans la mettre en litige. Une fois l’avoir reçu, vous acceptez la facture initiale, vu que l’avoir vient la corriger. Le fait d’éviter le clic ici sur le statut « refusée » épargne à tout le monde des complications administratives et fiscales. Cela permet à tous d’économiser aussi un temps précieux.

    Vérifier si votre plateforme agréée gère le statut facultatif « litige »

    Vous n’avez pas encore de plateforme agréée pour la réception des factures électroniques ? Lors de votre prise dé décision, analysez ce qui est prévu sur le plan des statuts facultatifs.

    Tiime, la plateforme pour la facturation électronique qui privilégie le processus « litige »

    Les transactions commerciales se passent majoritairement bien. Toutefois, un grain de sable peut entraîner des erreurs de facturation diverses dans une entreprise. Le rejet de la facture pour non-conformité semble alors logique. Mais pour le format électronique exigé par la RFE, ce statut « refusée » doit se réduire à quelques situations particulières. Même si les statuts « litige » et « suspendue » ne constituent pas une obligation pour les PA, ce sont les solutions pratiques à privilégier.

    Chez Tiime, c’est ce que nous proposons à nos clients. Voilà un exemple pour lequel nous préférons vous simplifier la vie et en plus gratuitement. Pour mieux comprendre l’étendue de ce que notre plateforme pour la facturation électronique permet, prenez connaissance de notre offre et des tarifs.


     

    Sources & Références

     

    Foire aux questions sur le refus de factures électroniques 

    Les plateformes agréées bénéficient d’attributions exclusives pour la gestion de la facturation électronique française. Elles doivent respecter un socle minimal commun :

    • contrôler les factures électroniques en émission, et, si besoin, les convertir dans les bons formats ;
    • transmettre ces factures des fournisseurs aux clients ;
    • extraire les données qu’exige le processus e-invoicing et les communiquer au portail public de facturation, soit le concentrateur de données pour l’administration fiscale ;
    • réceptionner les factures des fournisseurs en tant que PA de réception chez leurs clients ;
    • transmettre l’e-reporting des données de transaction et des données de paiement au PPF (sans obligation de le construire toutefois) ;
    • gérer les échanges de statuts de factures entre les entreprises et les envoyer au PPF quand c’est obligatoire ;
    • mettre à jour l’annuaire de la facturation électronique qui sert à réaliser le routage des flux de factures et des statuts.

     Dans le langage comptable, la facture rectificative correspond à une nouvelle facture émise après l’annulation de la première au travers d’un avoir. En effet, un tel document créé et validé devient non modifiable. Il convient de l’annuler d’abord par un avoir. 

    Seuls quatre statuts de factures sont obligatoires : « déposée », « rejetée », « refusée » et « encaissée ». Les statuts optionnels des factures que les plateformes agréées peuvent décider de gérer sont nombreux :

    • mise à disposition (envoyé par la PA de l’acheteur) ;
    • reçue par la plateforme de réception ;
    • prise en charge (par l’acheteur qui s’apprête à rapprocher la pièce du BL, par exemple) ;
    • approuvée et approuvée partiellement (par l’acheteur qui a finalisé la validation et peut donc planifier le paiement) ;
    • en litige (l’acheteur en informe ici le vendeur, en vue de la recherche de la solution ou d’une négociation) ;
    • suspendue (l’acheteur signale que la facture nécessite d’être complétée) ;
    • paiement transmis (l’acheteur prévient le vendeur et la DGFiP).

     Tant après la réforme de la facturation électronique qu’avant, une facture émise et validée est non modifiable. Il en va de même pour les statuts. Ces informations ponctuelles servent à informer les différents acteurs de la situation à l’instant T. Par exemple, le statut « suspendue » entraîne ensuite l’étape « complétée » quand l’émetteur de la facture fournit les données manquantes. 

     

     

    Posez directement vos questions

    Webinaire

    15 minutes pour découvrir votre futur outil de facturation

    Vous êtes entrepreneurs à la recherche d'un logiciel de facturation électronique pour réaliser vos factures et devis gratuitement et en illimité ? Découvrez en détails notre solution de facturation Tiime

    tiime-invoice-webinaire