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Les Français et l’entrepreneuriat : chiffres clés, freins et tendances en 2026

Sommaire

    Résumé de l'article

    À l’occasion de Go Entrepreneurs, événement incontournable dédié à l’entrepreneuriat en France, la CCI France et le Medef, en partenariat avec OpinionWay, ont conduit une étude approfondie intitulée « Les Français redéfinissent la performance entrepreneuriale ». Celle-ci révèle un attrait marqué pour l’entrepreneuriat, désormais guidé par de nouvelles priorités : innovation, créativité, impact social et environnemental. Cette dynamique s’accompagne d’une certaine acceptation de compromis, notamment en matière de rémunération. Toutefois, malgré cet engouement, le passage à l’action reste freiné : 74 % des Français déclarent rencontrer au moins un obstacle à la concrétisation de leur projet.


     

    Plus de 15 millions de Français envisagent de se lancer dans l’entrepreneuriat

    L’étude met en lumière un vivier de près de 15,7 millions d’entrepreneurs potentiels, un niveau inédit depuis l’avant crise du Covid-19. Un chiffre qui témoigne d’un engouement solide et durable, malgré un contexte économique et géopolitique tendu. Pour rappel, en 2025, les défaillances d’entreprises ont atteint des niveaux records, sans pour autant entamer la motivation des porteurs de projet, d’après ces chiffres récents.

     

    Dans le détail, le passage à l’acte semble relativement proche pour une majorité d’entre eux : 52 % envisagent de concrétiser leur projet dans les deux ans, soit environ 8,1 millions de personnes. Cette dynamique est particulièrement portée par les jeunes générations : 53 % des 18-24 ans et 48 % des 25-34 ans se projettent dans l’entrepreneuriat, contre seulement 18 % des 50-64 ans.

     

    Comment les Français redéfinissent la réussite en entrepreneuriat

    Loin des indicateurs classiques comme la rentabilité ou la croissance, la réussite entrepreneuriale se redéfinit autour de nouvelles priorités. Pour les Français, la créativité et la capacité d’innovation arrivent en tête (49 %), juste devant l’épanouissement personnel (48 %) et l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle (39 %). La rémunération, quant à elle, n’arrive qu’en quatrième position.

     

    Cette évolution se reflète également dans la manière dont est perçue la performance des entreprises. Les critères extra-financiers dominent largement (78 %) : satisfaction client, innovation, résilience ou encore utilité concrète des produits ou services. Les indicateurs financiers restent importants (64 %), avec en premier lieu la rentabilité (49 %), devant la croissance du chiffre d’affaires (29 %). L’impact positif est, lui, cité par 43 % des répondants.

     

    Au final, ces dimensions ne s’opposent pas mais se complètent : la réussite d’une entreprise repose désormais sur un équilibre entre performance économique et contribution sociale.

     

    Cette vision se traduit aussi dans les choix individuels : plus d’un Français sur deux (52 %) se dit prêt à réduire sa rémunération pour exercer une activité à impact, avec des concessions pouvant aller jusqu’à -10 % (24 %) voire -20 % (18 %).

     

    Entreprendre en France, un choix majoritaire

    Autre enseignement de l’étude : les Français qui envisagent de se lancer font preuve d’un fort attachement à leur territoire. Une large majorité (83 %) privilégierait une création d’entreprise en France, contre seulement 16 % qui se projettent à l’étranger. Un signal fort, qui traduit un regain de confiance dans l’écosystème entrepreneurial national.

     

    Cette tendance s’inscrit également à une échelle plus locale. La plupart des porteurs de projet souhaitent entreprendre dans leur région de résidence, illustrant une volonté de développer des activités de proximité, ancrées dans les territoires, plutôt que de se tourner vers les grandes métropoles ou l’international.

     

    Mais alors, qu’est-ce qui freine le passage à l’action ?

    Si l’envie d’entreprendre est bien là, elle se heurte encore à plusieurs obstacles : 74 % des Français déclarent identifier au moins un frein. Voici les principaux, accompagnés de pistes concrètes pour les dépasser :

     

    53 % : la peur de l’instabilité financière

    Un frein largement partagé et compréhensible. Pour le contourner :

     

    • Tester son projet en statut micro-entrepreneur tout en conservant son emploi, pour valider sans tout risquer.
    • Construire un prévisionnel financier réaliste pour anticiper ses revenus et ses charges dès le départ. Certains organismes comme les CCI ou France Travail peuvent vous accompagner dans cette phase.
    • S'informer sur les aides et dispositifs existants (ACRE, ARE maintenu, etc.) qui sécurisent les premiers mois.

     

    Anticiper : profitez de la phase de préparation, avant même de vous lancer, pour constituer une trésorerie de secours.
    28 % : le sentiment de ne pas être “fait pour ça”

    L’entrepreneuriat n’est pas inné, il s’apprend. Pour gagner en légitimité :

     

    • Vous faire accompagner par un mentor ou un coach qui a déjà emprunté ce chemin
    • Lister ses compétences transférables, via un bilan de compétences ou bien en autonomie. Souvent, vous avez des qualités et des compétences bien plus solides que vous ne le pensez, simplement acquises dans un autre contexte.

     

    Rejoindre une communauté d'entrepreneurs pour réaliser que personne ne se sent 100% légitime au départ
    20 % : l’idée qu’il faut tout quitter pour se lancer

    Une croyance encore tenace, mais loin de la réalité :

     

    • Démarrer son activité en parallèle de son emploi grâce au statut adapté (en micro-entreprise pour la plupart).
    • Adopter une approche progressive et par étapes, avec des jalons clairs et un retroplanning concret.
    • Garder en tête qu’un retour au salariat reste toujours possible
    18 % : attendre un projet “parfait”

    Un piège classique, qui peut retarder indéfiniment le passage à l’action :


    • Commencer petit : une première offre, un premier client, un premier test. L'idée, c'est de démarrer, pas d'être parfait.
    • Se fixer une échéance concrète : sans date, le projet reste éternellement "presque prêt". Une deadline, même symbolique, change tout.

     

    Accepter l'imperfection comme moteur : la plupart des grandes entreprises d'aujourd'hui ne ressemblent plus à ce qu'elles étaient au départ.
    27 % des 18-24 ans : le syndrome de l’imposteur

    Particulièrement présent chez les plus jeunes, il se traduit par une tendance à sous-estimer ses propres compétences :

     

    • S'entourer de pairs du même âge qui vivent les mêmes doutes : il existe de nombreuses associations, réseaux et groupements, où vous pourrez trouver de jeunes entrepreneurs.

     

    Travailler avec un accompagnateur qui aide à objectiver les compétences et le potentiel. Si vous êtes encore en études, de nombreuses écoles, universités, instituts proposent des parcours entrepreneuriaux ou bien peuvent mettre à votre disposition un mentor. Si vous êtes déjà dans la vie active, vous pouvez vous tourner vers des organismes publics ou privés.

     

    Au-delà de ces freins, des représentations persistantes continuent d’alimenter les hésitations : 63 % des Français estiment que l’entrepreneuriat est réservé à des profils très performants, et 57 % déclarent que la peur de ne pas être à la hauteur constitue un obstacle supplémentaire.

     

    Les entrepreneurs sont-ils reconnus à leur juste valeur ?

    C’est l’un des constats marquants de l’étude : pour une majorité de Français, les entrepreneurs ne bénéficient pas de la reconnaissance qu’ils méritent. Deux sur trois (65 %) estiment que leur contribution est insuffisamment valorisée en France. Un ressenti largement partagé, toutes générations confondues, mais encore plus prononcé chez les 65 ans et plus (76 %).

     

    Ce manque de reconnaissance perçu fait écho à un autre enseignement clé de l’étude : le choix du statut. Le régime de micro-entrepreneur (ou auto-entrepreneur) arrive largement en tête des options envisagées (34 %), devant la création d’une entreprise classique de type TPE/PME (16 %) et le statut de freelance ou indépendant (15 %).

     

    Ces préférences traduisent une volonté d’entreprendre de manière progressive, en privilégiant la souplesse et l’autonomie, sans nécessairement opérer une rupture nette avec sa situation professionnelle actuelle.

     

    SOURCE :

    • https://www.opinion-way.com/fr/publications/les-francais-redefinissent-la-performance-entrepreneuriale-2026-23089/

     

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