Blog Entrepreneuriat Les différentes méthodes pour définir son TJM
Les différentes méthodes pour définir son TJM
10 min
Entrepreneuriat
Écrit le 18/12/2024
Mis à jour le 01/04/2026
Sommaire
Résumé de l'article
- Méthode par le revenu cible : calculez votre salaire souhaité, ajoutez vos charges (sociales et fixes) et divisez par le nombre de jours travaillés (hors congés et administratif).
- Analyse du marché : étudiez les tarifs pratiqués par vos concurrents directs à expérience et expertise égales pour rester compétitif.
- Valorisation de l'expertise : ajustez votre TJM selon la rareté de vos compétences et la valeur ajoutée spécifique apportée au projet client.
- Prise en compte des frais : n'oubliez pas d'inclure vos coûts de prospection, de formation et de matériel dans votre calcul de rentabilité.
- Méthode par le revenu cible : calculez votre salaire souhaité, ajoutez vos charges (sociales et fixes) et divisez par le nombre de jours travaillés (hors congés et administratif).
- Analyse du marché : étudiez les tarifs pratiqués par vos concurrents directs à expérience et expertise égales pour rester compétitif.
- Valorisation de l'expertise : ajustez votre TJM selon la rareté de vos compétences et la valeur ajoutée spécifique apportée au projet client.
- Prise en compte des frais : n'oubliez pas d'inclure vos coûts de prospection, de formation et de matériel dans votre calcul de rentabilité.
Vous voulez savoir combien vous valez vraiment en tant que freelance ? Définir votre TJM, c’est bien plus qu’une simple opération mathématique. C’est poser les bases de ta réussite, éviter de finir dans le rouge à la fin du mois, et surtout, ne pas brader votre valeur.
Imaginez votre TJM comme la boussole de votre activité : il doit vous guider vers une vie pro rentable et épanouie, sans vous laisser couler sous les charges ou perdre confiance face aux négociations. Et spoiler : il ne s’agit pas juste de copier le tarif d’un ami ou de suivre les moyennes du marché.
Dans cet article, on va vous aidez à poser les bonnes bases. Que vous bossiez à la régie ou au forfait, que vous debutez ou que vous vous soyer déjà lancé, on va décortiquer ensemble les méthodes pour calculer votre TJM. Et pas juste les classiques : on va aussi explorer des approches plus stratégiques et… un peu disruptives.
1. Comprendre les bases : c’est quoi le TJM ?
Le TJM, ou Taux Journalier Moyen, c’est votre tarif par jour de travail. Dit comme ça, ça a l’air simple ? Mais attention, derrière ce petit acronyme se cache un outil essentiel pour votre vie de freelance. Bien calculé, il te permet de naviguer sans stress entre vos revenus, vos charges, et vos ambitions. Un mauvais calcul conduirait a l'échec.
Votre TJM, c’est ce que vous facturez pour une journée de travail. Il est souvent associé à la régie, où vous vous metez d’accord avec votre client avant de commencer : "C’est tant la journée, et on y va !" Mais si tu travailles au forfait, c’est une autre histoire. Votre TJM, vous ne le découvrez qu’à la fin, quand vous regardez le temps que tu as réellement passé sur le projet. Spoiler : ce n’est pas toujours ce que l'on éspere .
Et c’est là qu’intervient un outil souvent sous-estimé, mais indispensable : le suivi de votre temps. Parce que pour calculer votre TJM, encore faut-il savoir combien de temps vous passez réellement sur un projet. Que vous bossez à la régie ou au forfait, suivre votre temps vous permet de garder les pieds sur terre et d’éviter les mauvaises surprises.
Alors, avant de plonger dans les calculs et les stratégies, retenez ceci : votre TJM, ce n’est pas juste un chiffre. C’est votre filet de sécurité. Et pour qu’il vous protège, il doit reposer sur des bases solides.
2. Les modes de facturation : régie VS forfait
En freelance, votre manière de facturer influence directement votre TJM. Deux grands camps s’opposent : la régie et le forfait. Et chacun a ses règles du jeu.
2.1. La régie : simple et direct
La régie, c’est l’option "no stress" (ou presque). Votre client vous paye pour chaque journée travaillée. Vous vous mettez d’accord dès le départ sur votre TJM, et voila, c’est parti. Pas de surprise : chaque jour pointé = chaque jour facturé.
C’est idéal si vous cherchez de la stabilité ou si vous voulez vous concentrer sur votre expertise sans avoir à calculer combien d’heures vous avez passé sur un projet. Mais attention, la régie a ses limites. Vous etes payé pour votre temps, pas forcément pour la valeur que vous apportez.
2.2. Le forfait : liberté… mais complexité
Le forfait, c’est une autre histoire. Ici, vous proposez un prix global pour un projet, peu importe le temps que vous y passez. Vous gagnez en liberté : le client vous demande un résultat, pas un compteur d’heures. Mais cette liberté a un prix : celui de bien estimer votre temps dès le départ.
Parce que si vous sous-évaluez la charge de travail, votre TJM réel peut vite chuter. Imaginez : vous prometez un projet à 10 000 € en pensant y passer 20 jours (500 €/jour). Sauf qu’en réalité, il vous faut 30 jours. Résultat : votre TJM tombe à 333 €/jour. Vous travaillez plus, mais vous gagnez moins. Peu satisfaisant .
2.3. Et donc ?
Quel que soit votre mode de facturation, la clé, c’est de connaître votre point de rentabilité. Ce point de rentabilité, c’est la ligne rouge à ne jamais franchir : si votre TJM descend en dessous, vous commencez à travailler à perte.
En régie, c’est assez simple : votre TJM est fixé et vous le comparez à vos charges. En forfait, ça demande plus de rigueur : suivre votre temps, analyser vos projets passés, et ajuster vos estimations pour éviter les mauvaises surprises.
Maintenant que vous avez les bases, on va rentrer dans le vif du sujet : comment calculer ce fameux TJM ? Et spoiler : il y a plusieurs façons de faire.
3. Les 3 approches pour calculer son TJM
Définir votre TJM ne se résume pas à une méthode unique. Selon votre situation, vos objectifs, et la manière dont vous vous positionnez sur le marché, plusieurs approches peuvent vous aider.
On en distingue trois principales : partir de vos besoins, vous adapter au marché, ou facturer selon la valeur que vous créez. Chaque méthode a ses forces… et ses limites.
3.1. Approche basée sur tes besoins
C’est l’approche la plus intuitive : vous calculez combien vous devez gagner pour couvrir vos charges, atteindre vos objectifs financiers, et assurer votre train de vie. Pour cela, il vous suffit de suivre ces étapes :
- Listez toutes vos dépenses mensuelles : logement, nourriture, assurances, abonnements, etc.
- Ajoutez un montant pour l’épargne ou les imprévus.
- Divisez ce total par le nombre de jours facturables dans le mois (garde en tête que vous ne facturez pas 20 jours tous les mois, avec les congés, les jours sans mission, et le temps dédié à la prospection).
Exemple rapide :
Si vous avez besoin de 3 000 € net par mois et que vous facturez 10 jours, votre TJM minimum devrait tourner autour de 500 € (en prenant en compte vos charges et impôts).
Limite de cette approche : elle est déconnectée de la réalité du marché. Si votre secteur plafonne autour de 350 €/jour et que tu affiches 500 €, vous risquez d’avoir du mal à trouver des clients.
3.2. Approche basée sur le marché
Ici, vous observez votre environnement professionnel pour vous positionner. L’idée est de vous demander : combien facturent les freelances avec mon profil, dans mon secteur ?
Cette méthode vous permet d’être compétitif et de vous situer dans une fourchette réaliste. Mais attention, tout dépend de comment vous vous positionnez :
- Si vous vous contentez d’imiter la concurrence, vous vous metez directement en compétition sur les prix.
- Pour sortir du lot, il faut travailler votre image et votre pitch. L’objectif ? Montrer pourquoi vous etes incomparable.
Exemple :
Si la norme pour un développeur Java est de 450 €/jour, vous pouvez vous démarquer en ajoutant une spécialisation ou un service complémentaire, et justifier ainsi un TJM supérieur.
Limite de cette approche : elle est parfois restrictive. Vous pouvez vous sentir coincé par ce que le marché "tolère", même si votre valeur réelle est supérieure.
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3.3. Approche basée sur la valeur créée
C’est l’approche la plus stratégique, mais aussi la plus exigeante. Ici, vous ne facturez plus en fonction de votre temps ou des standards du marché, mais de l’impact que votre travail a pour votre client.
Quelques exemples :
- Vous corrigez un bug critique qui empêche une application de fonctionner : combien cela coûte-t-il à votre client si le problème persiste ?
- Vous sécurisez un système blockchain pour éviter un hack : quelle est la valeur de cette sécurité pour votre client ?
Avec cette approche, votre TJM devient un pourcentage de la valeur créée ou des pertes évitées. Cela vous permet de vous détacher totalement du temps passé ou des standards du marché.
Limite de cette approche : elle demande une bonne maîtrise de votre domaine et des compétences en négociation. Vous devez savoir calculer cette valeur et convaincre votre client de son importance.
Ces trois approches ne sont pas mutuellement exclusives : vous pouvez les combiner selon le contexte. L’essentiel est d’avoir une méthode claire, adaptée à vos besoins, et capable d’évoluer avec vous.
4. Comment ajuster son TJM avec le temps ?
Votre TJM n’est pas figé. Ce qui fonctionne aujourd’hui ne sera peut-être plus adapté demain. En tant que freelance, votre activité évolue, tout comme votre marché et vos ambitions. Il est donc essentiel de revoir régulièrement votre TJM pour vous assurer qu’il reflète toujours votre vraie valeur et couvre vos besoins.
Voici quelques situations où un ajustement peut s’imposer.
4.1. L’évolution de vos compétences
Au fil des projets, vous gagnez en expertise, et cette montée en compétences doit se refléter dans vos tarif. Si vous vous formez à de nouvelles technologies, que vous développez une spécialisation ou que vous passez des certifications, votre TJM mérite une révision.
Par exemple : un développeur web qui se spécialise en sécurité ou en blockchain peut légitimement augmenter ses tarifs. Pourquoi ? Parce qu’il propose une valeur ajoutée rare et recherchée.
4.2. Les retours du marché
Le marché est un excellent baromètre pour évaluer votre TJM. Si vous constatez que vos prospects trouvent vos tarifs trop élevés ou trop bas, c’est peut-être le signe qu’un ajustement est nécessaire.
Quelques pistes pour évaluer votre position :
- Si vous décrochez toutes les missions sans négociation, votre TJM est peut-être trop bas.
- Si vos propositions sont systématiquement rejetées, vous etes peut-être au-dessus du marché (ou vous ne justifiez pas assez bien vos tarif).
Dans tous les cas, n’hésitez pas à poser des questions à vos prospects ou clients pour comprendre leur perception. Cela peut vous donner des clés pour affiner votre positionnement.
4.3. Tes objectifs financiers et personnels
Votre TJM doit aussi évoluer en fonction de vos aspirations. Si vous souhaitez travailler moins, prendre des vacances plus longues, ou épargner davantage, il faudra intégrer ces changements dans vos calcul.
De même, si vos charges augmentent (par exemple avec une nouvelle mutuelle ou un investissement dans du matériel), votre TJM devra s’adapter pour maintenir votre rentabilité.
4.4. Comment ajuster concrètement ?
- Analysez vos projets passés : calculez le TJM réel de vos dernières missions (recettes divisées par le temps passé). Si vous constatez un écart important avec votre TJM affiché, le moment est venu de vous livrer a une reflexions.
- Observez votre marché : renseignez vous régulièrement sur les tarifs pratiqués par d’autres freelances dans votre domaine pour rester compétitif.
- Testez une augmentation progressive : si vous pensez que votre TJM est trop bas, augmentez-le sur vos prochaines propositions.
Votre TJM est un outil vivant : il doit suivre l’évolution de votre activité et de votre environnement. Revoiyer le régulièrement pour vous assurez qu’il reste en phase avec vos ambitions et vos besoins. C’est ainsi que vous pourrez construire une activité freelance durable et épanouissante.
5. Bonus : conseils pratiques pour aller plus loin
Définir et ajuster votre TJM, c’est une chose. Mais pour vraiment optimiser votre activité freelance, il existe des outils et des stratégies qui peuvent faire toute la différence. Voici quelques pistes concrètes pour vous aidez à aller plus loin et maximiser votre rentabilité.
5.1. Suis ton temps avec précision
Pour bien estimer votre TJM, il faut connaître votre temps de travail réel. Utilisez des outils de suivi comme Toggl, Clockify, ou encore Harvest.
Ces applications vous permettent de :
- Suivre précisément le temps passé sur chaque tâche ou projet.
- Identifier les activités chronophages qui plombent votre rentabilité.
- Mieux estimer le temps nécessaire pour vos futurs projets.
Le but n’est pas de surveiller chaque minute, mais de vous donner une vision claire et objective de votre productivité.
5.2. Travaillez votre pitch pour justifier votre TJM
Un TJM élevé, c’est bien. Mais encore faut-il le justifier auprès de vos clients. Voici quelques axes pour renforcer votre discours :
- Metez en avant votre expertise : quelles compétences spécifiques apportez vous à la mission ?
- Parlez de résultats : montrez comment votre travail a aidé d’autres clients à atteindre leurs objectifs.
- Sois clair sur votre processus : expliquer comment tu travailles renforce la confiance et la perception de valeur.
Exemple : au lieu de dire "Je suis développeur web", dite plutôt "J’aide les entreprises à lancer des plateformes robustes et scalables, même dans des environnements complexes."
5.3. Positionne-toi comme un expert
Sortir de la concurrence par le prix, c’est possible, mais cela demande du travail. Investisez du temps dans votre visibilité et votre positionnement :
- Rédigez du contenu : articles, études de cas, ou témoignages pour démontrer ton expertise.
- Interviens dans votre domaine : participez à des conférences, webinaires, ou podcasts pour vous rendre visible auprès de prospects de qualité.
- Choisis une niche : être généraliste peut limiter votre TJM. Une spécialisation bien choisie vous permet de vous positionner sur des missions mieux rémunérées.
5.4. Pense long terme
Votre TJM doit s’intégrer dans une vision globale de votre activité freelance. Posez-vous régulièrement les bonnes questions :
- Où voulez vous être dans un an, trois ans, cinq ans ?
- Quelles compétences ou certifications pourraient vous aider à vous démarquer ?
- Quels types de clients souhaitez vous cibler pour maximiser votre rentabilité et votre épanouissement ?
En appliquant ces conseils, vous transformerais votre TJM en véritable levier de croissance. vous ne serais plus seulement un prestataire, mais un freelance stratège, capable de gérer son activité avec clairvoyance et ambition.
Conclusion
Définir votre TJM, ce n’est pas juste poser un chiffre sur une facture. C’est une démarche stratégique qui demande de la réflexion, des ajustements, et surtout une vision claire de ce que vous voullez construire en tant que freelance.
Que vous partez de vos besoins, que vous vous alignez sur le marché, ou que vous choisissez de facturer selon la valeur créée, l’essentiel est de trouver un équilibre qui vous permettra de :
- Gagner correctement votre vie, sans brader votre expertise.
- Attirer les bons clients, ceux qui reconnaissent votre valeur.
- Construire une activité pérenne et alignée avec vos ambitions.
Rappellez-vous que votre TJM n’est pas figé. C’est un outil vivant, à ajuster régulièrement en fonction de votre évolution, de votre marché, et de vos envies. Avec les bonnes méthodes, les bons outils, et une approche réfléchie, vous pouvez transformer votre TJM en un véritable moteur pour votre réussite professionnelle.
Prêt à aller plus loin ? Vous pouvez en discuter directement avec lecercletech.com ou avec Tiime pour approfondir ces concepts et apprendre à les appliquer concrètement à votre activité. Vous y découvrirez des clés supplémentaires pour optimiser votre rentabilité et atteindre vos objectifs. Parce qu’au-delà des chiffres, c’est votre liberté professionnelle qui est en jeu !
Cet article a été rédigé par Benoit Gantaume, fondateur du Cercle Tech, un réseau de freelance tech qui veulent devenir vraiment indépendants.
Rédigé par Emilie
Cheffe de projets marketing, j’aime accompagner les entrepreneurs dans le développement de leurs idées et de leur visibilité. Au quotidien, je travaille sur des stratégies concrètes et efficaces pour les aider à structurer, lancer et faire grandir leurs projets. Je m’intéresse particulièrement aux sujets liés à l’entrepreneuriat et aux nouvelles façons de communiquer.
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