Une soirée prometteuse pour une profession d’avenir

Mardi 30 septembre, Tiime a eu le plaisir de recevoir dans ses locaux, une vingtaine d’experts-comptables pour une soirée de réflexion sur Le Monde d’Après, dans la foulée des Rendez-Vous du Chiffre. La soirée a attiré plusieurs visages bien connus de la profession comme Laurent Benoudiz, Denis Barbarossa, Virginie Roitman, Thierry Polack, Michel Bohdanowicz ainsi que des membres du bureau de l’ANECS.

Au programme : enjeux, actualités, solutions, impact de l’Intelligence Artificielle et bien plus encore.

Une introspection critique mais beaucoup de remèdes possibles

Le premier axe de réflexion a porté sur la profession elle-même. Axelle Sodonon ou encore France Breymand partagent le même constat : le métier doit évoluer. Face à la concurrence des LegalTechs et Fintechs, tenir une position passive est une posture risquée. A cela s'ajoutent les projets de réformes européennes : "l’épée de Damoclès” du métier explique Frédéric Turbat.

Une piste se dessine: “c’est la vision du métier” que les experts-comptables s’accordent à devoir changer, insiste Thierry Polack.

Ce que cela implique ? Ne pas être déconnecté de la réalité des clients, ne plus être basé sur des bilans de n-1 ou centré sur des obligations administratives, c’est ce que l’on pouvait entendre du métier au cours de la soirée. En somme, se détacher d’une vision de la profession datant de son âge d’or.

Autre élément régulièrement évoqué : créer de la valeur ajoutée et mettre en avant son savoir-faire. Pour Axelle Sodonon, “cela passe donc par une automatisation des tâches à faible valeur ajoutée et des gains de temps qui n’altèrent en rien la qualité des services basiques”.

Enfin, Philippe Messika, Jordan Milès, François-Xavier Louya, sont unanimes: gagner en productivité est la pierre angulaire pour pouvoir embrasser les enjeux de demain. L’IA semble définitivement la voie royale pour passer ce palier.

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L’expérience client au cœur des débats

Si le mythe de la boîte à chaussures reste parfois d'actualité, c’est parce qu’elle est le symbole de l’effort déporté du client sur son cabinet.

Tous les invités s'accordent sur ce point : les outils qui nécessitent un effort-client faible seront les solutions les plus adoptées.

Pour les Experts-comptables interrogés, il n’y a pas une seule solution mais bien DES “solutions cabinet”. Ce qui implique un outil polyvalent pour la majorité des dossiers, à panacher avec des outils spécifiques pour des dossiers particuliers. Pour la profession, la solution est limpide, le client a besoin d’unoutil simple pour séduire les moins à l’aise comme les plus technophiles”.

Gwenolé Rouat ajoute une condition à cette recette du succès : “Pour qu’ils l’utilisent, l’outil doit être à portée de main, être un réflexe quotidien”.

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Cette bascule vers le numérique est d'autant plus facile lorsque l'outil apporte des atouts supplémentaires : valeur probante ou matching automatique par exemple.

Frédéric Turbat insiste quant-à lui sur la nécessité d’anticiper la demande des clients sur les outils. A la question : Doit-on attendre que les clients nous demandent ces outils ? Il répond Non. les clients seront déjà partis.Cette idée est par ailleurs partagée par Axelle Sodonon, qui évoque la nécessité d’être “dans la réalité du client”.

“Le client entouré et chouchouté sera même demandeur de cette relation, il deviendra votre meilleur commercial” c’est l’argument d’Arnaud Doillon, qu’il illustre avec la success story du cabinet Condillac.

Cette proximité créée est la passerelle entre relation client et enchantement client.

Cette satisfaction, Laurent Benoudiz lui-même la traduit par : Ah oui, 407 avis Google, presque 5 étoiles de moyenne… Respect .

 

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Optimiser la production du cabinet : gagnant - gagnant - gagnant

Enfin il y a les collaborateurs, qui ont leurs habitudes et connaissent celles des clients. Dans les deux cas, il serait tentant de croire que leur capacité à adopter de nouveaux outils sera le goulot d’étranglement de la transition digitale. Pour autant, il est important de rappeler que le numérique est désormais partout : quel que soit notre âge, notre profession ou notre lieu de résidence. Le standard est aujourd’hui le digital, le papier est définitivement devenu marginal. Sans pour autant attendre des clients qu’ils soient tous des geeks, une solution suffisamment simple et utile remportera l’adoption de ses utilisateurs. Il n’y a pas que les “digital natives” qui sont adeptes des réseaux sociaux, près de 50% des plus de 45 ans sont actifs sur ces plateformes.

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Autre parallèle évoqué : Doctolib qui fluidifie le parcours de santé de quelque 60 millions de patients chaque mois, et offre aux praticiens un outil digital qui leur permet de gagner en efficacité drastiquement dans l’organisation de leurs rendez-vous. Ainsi, cette profession, elle aussi très réglementée, aura su adopter une solution qui lui permet de se concentrer sur l’exercice de la médecine tout en répondant aux demandes d’usages des Français en 2020.

Et de conclure, qu'au-delà d’une tranche d’âge ou d’habitudes bien installées, c’est l’intérêt que l’utilisateur potentiel voit dans l’outil qui va déterminer son succès.

 

Autrement dit, il ne faut pas avoir de croyance limitante. Collaborateurs, comme clients peuvent naturellement avoir des réticences au changement, mais quand tout le monde est gagnant, le déploiement devient une formalité des deux côtés.

Au final, peu importe qui, de l’expert-comptable, du collaborateur ou du client, initiera le changement, ce qui va primer c’est le passage de la prise de conscience à la prise de décision.

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