Quand c’est gratuit, c’est pas toujours toi le produit

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Chez Tiime, nous nous sommes fixés une mission : rendre l’entrepreneuriat plus simple. Or, plusieurs cailloux se glissent dans la chaussure de l’entrepreneur en herbe :

  • c’est compliqué
  • c’est long
  • ça coûte cher

Sauf que tout cela, c’est désormais derrière vous.

  • C’est simple : car Tiime réalise les formalités de façon individualisé pour chaque projet.
  • C’est rapide : en 48h nous pouvons délivrer un KBis si toutes les pièces justificatives nous sont fournies.
  • C’est gratuit, car nous avons voulu qu’il en soit ainsi.

Oui mais voilà, quand c’est gratuit, ça interroge. Voici donc notre vision et un peu plus de détails sur l’expérience que nous souhaitons délivrer aux entrepreneurs.

La satisfaction avant le prix

Quand nous avons lancé notre service de formalités, nous avons reçu un flot de retours excessivement positifs. Parfait ! C’est précisément ce genre de réactions qui valident notre philosophie. En revanche, nous sommes très conscients que ces remerciements ne tombent pas du ciel si la qualité de la prestation n’est pas au rendez-vous.

Nous sommes obsédés à un tel point par la satisfaction de nos clients, que nous menons une enquête de satisfaction téléphonique “humaine” auprès de chacun de nos créateurs. En dessous de 8 sur 10, nous revoyons les process, les discours, les outils. Nous re-testons, nous améliorons. Continuellement.

Il faut être clair : nous apportons la même exigence de qualité à notre offre, que celle celle-ci eut été payante ou non. Se jouent ici la pérennité et la croissance de notre entreprise. Rien de moins !

La gratuité, la cerise sur le gâteau

La gratuité, c’est la cerise sur le gâteau. Une cerise avec plein de chantilly certes, mais une cerise qui n’est pas là pour faire oublier la saveur de la génoise. Le gâteau est donc succulent, car nous savons que les attentes sont potentiellement plus fortes lorsqu’une prestation est gratuite. C’est bien pour cela que nous redoublons d’efforts pour que l’expérience soit mémorable.

La “créa” n’est pas faite au hasard et on n’omet pas de vous affilier aux caisses sociales ou au centre des impôts, même si ces démarches dépassent le strict cadre de l’immatriculation au greffe de votre entreprise.

 

Il est où alors le business model ?

Dans le petit monde des startups -plus d’ailleurs que de la bouche de nos clients- on adore se poser cette question. La réponse est finalement assez simple :

Nous n’avons pas besoin de faire des profits directs par la création d’entreprise

Au delà de notre service de formalités, Tiime édite des applications à destination des entrepreneurs ainsi que des apps et du service à destination des experts-comptables. Ces derniers points constituent notre source de revenus. Plus de 15 000 entrepreneurs utilisent certaines de nos applications, auprès de cabinets comptables partenaires de Tiime. Ce sont ces cabinets qui s’acquittent d’un abonnement mensuel. Par ailleurs, il n’est pas rare que nos entrepreneurs aient le besoin d’être mis en relation avec des experts-comptables ; ce qui peut également être rémunérateur.

Ces activités nous permettent de dégager des revenus suffisants pour payer les salaires de nos salariés, nous faire connaître, et changer le monde (des entrepreneurs).


Quand c’est gratuit, c’est pas toujours toi le produit

La deuxième remarque qui survient avec la question du business model est le fameux adage “quand c’est gratuit, c’est toi le produit ». Là encore, soyons très clair : nous ne revendons ou transmettons de données à personne sans le consentement de nos clients. Nous réalisons leurs formalités de création, et nous pouvons leur proposer s’ils en ont besoin, une mise en relation avec un expert comptable ou un autre partenaire. Cette mise en relation est faite sur leur demande. Vous voulez connaître les données que nous transmettons à ces partenaires ? Les voici : nom, prénom, email, code postal, téléphone. Rien d’extraordinaire en somme, d’autant que la mise en relation s’effectue de façon consentie, sélective, sans aucun engagement ni obligation d’achat.

Mais je suis d’accord avec vous, le commerce des données des créateurs d’entreprise est un fléau réel et ancien. Ceux qui ont créé leur entreprise ont certainement connu une boîte aux lettres remplie d’arnaques ou d’offres commerciales. C’est une vraie économie. Celle du parasitisme et de la piraterie. Ces pratiques sont tout simplement incompatibles avec nos valeurs.


Les vertues de la gratuité

Free-to-play, freemium, open-source: les exemples de sociétés qui ont battis des empires sur la base d’un produit gratuit sont légions en 2019, alleluia. Si vous êtes comme moi, vous n’avez pas payé pour utiliser Chrome, Trello, LinkedIn, Wikipédia, ni pour jouer à 2048 ou à Candy Crush. Je parie même que vous n’avez pas acheté plus de 10% des applis présentes sur votre smartphone.


Etre gratuit, c’est aussi un changement de paradigme. C’est rentrer dans un mode de pensée à contre-courant, et cela a aussi des effets thaumaturgiques.

  • Un effet wahoo constant = un bouche à oreille décuplé = moins de dépenses marketing
  • Un discours empreint d’une réelle honnêteté. Pas besoin de concocter des offres croisées, des bundles, des remises, de la fausse instantanéité ou autres prix psychologiques que le consommateur d’aujourd’hui détecte à quelques kilomètres à la ronde.

Cela demande, paradoxalement, des efforts complémentaires de légitimité. Les mentalités ont parfois besoin de se raccrocher à des repères historiques pour fixer une valeur aux choses. On se retrouve ainsi régulièrement dans l’exercice de la démonstration du bien fondé de notre démarche. J’ai parfois le sentiment que c’est comme lorsque j’explique à ma (grand)-mère que chez nous, chacun peut tutoyer les cofondateurs, que l’on peut travailler depuis chez soi, qu’avec le flex-office, je m’installe chaque jour à une place différente dans l’open-space. Heureusement, avec nos clients, cette situation est bien moins marquée ; nous sommes face à une génération différente, celle pour qui le gratuit est déjà la norme.


Devrions-nous exister ?

Pour nous, la vraie question n’est pas tellement “pourquoi c’est gratuit chez Tiime? » mais plutôt “Pourquoi c’est payant ailleurs ». Le commerce autour de la création d’une entreprise s’explique par la complexité imposée par les lois et les formalités. Si l’Etat venait à assouplir les process de création, réduire les subtilités juridiques et fournir des outils simples pour créer une boîte, nous n’aurions pas de raison d’être. Il est d’ailleurs question que la loi Pacte vienne chambouler tout cela. Si le choc de simplification annoncé rencontre le même succès que celui de l’auto-entrepreneur il y a 10 ans, alors il nous restera qu’à nous féliciter d’avoir cru à cette hyper-simplicité 3 ans en avance.

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