Création d’entreprise : comment financer son projet ?

Lorsque l’on crée son entreprise, l’une des principales questions que l’on se pose est de savoir comment financer son projet !

On a souvent tendance à minimiser les besoins que l’on pourrait avoir… Mais une bonne estimation des fonds nécessaires permet un démarrage en toute sérénité.

Les fonds récoltés peuvent servir au financement de différents postes : achat de matériel, achat de stock, financement d’un véhicule, trésorerie de départ, financement du BFR… Ils peuvent également apporter de la crédibilité à votre projet face à des investisseurs privés.

Une fois vos besoins identifiés, nous pouvons déterminer vers quels types de financement il est opportun de se tourner. En effet, le financement d’un projet professionnel peut provenir de différentes sources qui dépendent des besoins de l’entreprise.

Tiime fait le point et vous aide à trouver un financement pour créer votre entreprise ;)

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Comment trouver un financement pour créer son entreprise ?

1) l’apport personnel

Vous avez de l’épargne personnelle et vous souhaitez l’investir dans votre société ? C’est possible !

Ce type de financement s’adresse à tous les créateurs d’entreprise. Si vous souhaitez paraître crédible auprès de financeurs externes, vous devrez nécessairement investir vous même dans votre projet.

En pratique, comment ça marche ? Il y a deux cas.

Comment financer votre projet et créer votre entreprise ?

Apporter le capital de votre société

C’est une notion essentielle dans le processus de création de votre entreprise.

En effet, même si certaines formes de société autorisent aujourd’hui la constitution d’un capital à 1 euro, il peut s’agir d’un indicateur de crédibilité si vous souhaitez faire appel à des investisseurs externes, en fonction de votre secteur d’activité notamment.

Les fonds apportés ainsi ne sont pas récupérables, ils appartiennent à la société et lui assurent une trésorerie de départ. En contrepartie, vous obtenez des parts ou actions de votre entreprise.

Faire un prêt à votre société

Dans le second cas, votre prêt peut revêtir deux formes:

  • vous avez utilisé votre carte personnelle pour effectuer des dépenses professionnelles : frais de création, frais de transport, communication, achat de matériel...

C’est ce qui arrive généralement au démarrage de l’activité dans la mesure où votre société ne possède peut être pas encore de compte bancaire.

Il convient alors de conserver tous les justificatifs au nom de votre société, quand bien même elle serait encore en cours de création.

  • vous faîtes une avance de trésorerie à votre société. Vous effectuez donc un simple virement de votre compte personnel vers le compte de votre société.

Les fonds peuvent provenir de vos comptes d’épargne, de placements financiers ou autres. Il existe également une aide de Pôle emploi, appelée l’ARCE et qui consiste en un versement de vos droits en deux fois. Les fonds ainsi récoltés peuvent tout à fait constituer un apport à votre entreprise.

Ces deux formes de prêt entrent dans la même catégorie : c’est un apport en compte courant d’associé. Toutes les sommes concernées constituent un prêt consenti à la société par l’associé que vous êtes. Vous pouvez vous rembourser ces sommes à tout moment, sans impôts ni charges sociales, dès lors que votre trésorerie vous le permet. Le remboursement ne constitue pas une charge pour votre entreprise et n’impacte donc pas votre bénéfice.

A savoir : l’apport en compte courant d’associé peut être rémunéré sous forme d’intérêts.

Il est préférable dans ce cas d’établir, avec l’aide d’un avocat, une convention de compte courant. Attention toutefois, les intérêts constituent une charge pour votre société et viendront peser sur votre résultat final.

2) l’emprunt bancaire

L’emprunt bancaire vient en complément de l’apport personnel.

En effet, il est préférable d’avoir un apport minimum pour demander un prêt aux établissements bancaires. Il est souvent exigé d’ailleurs un apport égal à 30% du besoin en financement.

Le remboursement du prêt bancaire entraînera une charge supplémentaire pour votre société : les intérêts d’emprunt. Leur taux peut varier d’une banque à l’autre.

Il est donc très important au début de comparer plusieurs établissements. La durée de remboursement est en moyenne de 7 ans sauf pour les achats de biens immobiliers par exemple.

Les banques ne financent que très rarement le besoin en fonds de roulement de votre société. Ils privilégient les biens immobilisables comme par exemple un véhicule, du matériel, des travaux, etc. car il s’agit d’actifs facilement revendables en cas de faillite de votre société.

Le financement de votre trésorerie de départ peut être assuré par des fonds complémentaires tels que des prêts d’honneur ou encore des subventions.

Que vous soyez créateur ou entrepreneur, il est fort probable que votre banquier vous demande un business plan. Ce document permet d’estimer sur plus ou moins 3 ans l’activité de votre société, son chiffre d’affaires ainsi que le bénéfice dégagé.

Il convient donc d’accorder une importance toute particulière à sa réalisation, à sa crédibilité et à sa présentation. Par ailleurs, ces prévisions peuvent vous aider à évaluer de la façon la plus juste possible vos besoins en financement et les charges courantes à venir.

Outre le document financier en lui-même, vous devez assurer une bonne présentation de votre projet face aux banques afin qu’elles croient en vous et qu’elles désirent vous accompagner.

Les établissements financiers jugent bien sûr les chiffres mais également le porteur de projet que vous serez. Il est donc indispensable, dans votre recherche de financements, de préparer votre discours face à vos investisseurs.

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3) le crowdfunding ou financement participatif

Il s’agit de financement participatif, parfois utilisé en complément d’autres types de financement, et qui permet de s’accorder une certaine visibilité au démarrage d’un projet.

Il existe aujourd’hui de nombreuses plateformes de crowdfunding en ligne.

Cela s’adresse par exemple à des créateurs ou des entrepreneurs qui n’auraient pas accès au financement bancaire ou qui souhaitent des financements complémentaires.

Ce type d’aide financière donne également une idée de l’accueil qui sera réservé au produit final : plus la participation est élevée, plus il y a de chance que la demande soit forte à l’issue du projet final.

Le crowdfunding peut prendre plusieurs formes :

  • Il peut s’agir d’un don d’argent avec ou sans contrepartie. La contrepartie doit rester symbolique. Dans ce cas, le don constitue un produit imposable pour votre société.
  • On peut aussi demander un prêt aux participants, avec ou sans intérêts. Il faudra donc rembourser les fonds perçus une fois le projet finalisé.
  • Enfin, il peut s’agir d’un véritable investissement pour le prêteur en prenant la forme d’une prise de participation au capital de votre société.

4) la love money et les prêts entre particuliers

Pour financer votre projet, vous pouvez faire appel à vos proches, famille et amis, de différentes façons.

Il peut s’agir de dons manuels : c’est un don d’argent exonérés de droits de mutation sous certaines conditions (montant, âge du donateur et du donataire…). Cela peut être intéressant entre parents et enfants par exemple.

S’agissant d’un don, il ne nécessite pas de remboursement ultérieur mais il convient de passer devant un notaire pour accomplir les formalités nécessaires, notamment auprès de l’administration fiscale.

Un particulier peut également vous prêter des fonds à condition que cela reste exceptionnel pour le prêteur. Il n’est pas nécessaire d’assortir ce prêt d’intérêts mais au-delà de certaines limites, il faut déclarer ce prêt au service des impôts et rédiger un acte notarié ou sous seing privé.

Enfin, vos proches peuvent souscrire au capital de votre société : c’est ce qu’on appelle la “love money”. Ils deviendront ainsi vos associés ou actionnaires et auront donc droit à une part du bénéfice dégagé sous forme de dividendes. Si vous souhaitez un jour récupérer les parts ou actions cédées ainsi, il faudra leur racheter.

A savoir qu’en cas de souscription, à la création, au capital de votre société, ils peuvent bénéficier, sous certaines conditions, d’une réduction d’impôt pour souscription au capital d’une PME, égale à 18% du montant investi.

Le mot de la fin

Dans cet article, on vous a présenté les principales sources de financement pour votre projet mais il en existe plein d'autres ! D'ailleurs, on vous prépare d'autres articles sur le sujet. Stay tuned ;)

Si vous souhaitez vous lancer, rendez-vous sur tiime.fr pour créer votre entreprise en ligne gratuitement et bénéficiez des conseils de nos experts en création :)

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